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Phébus

25-05-2017 16:35

OF

Voyage inachevé 2017,

Phébus

Mais les forêts du Nord sont les plus vastes d'Europe et ici en cette saison les ombres tournent autour des troncs sans jamais s'effacer...

Finlande

Un grand œil jaune qui prend une dimension orwellienne en ce mois de mai. D'abord discret et même un peu distant, il force au questionnement quand sa caresse devient réconfort. Quand ai-je vu la nuit pour la dernière fois ? Une question simple qui nous soustrait à ce rythme ancré dans l'alternance du jour et de la nuit. Une sensation nouvelle qui va jusqu’à redéfinir certaines croyances que l'on peut avoir sur la Vie. La succession du repos et de l'effort s'impose à tout organisme évolué qui veut croître et perdurer. L'arbre en est l'exemple type avec son cycle du carbone. Mais les forêts du Nord sont les plus vastes d'Europe et ici en cette saison les ombres tournent autour des troncs sans jamais s'effacer. Carottes, pommes-de-terre et même salades se cultivent au-delà du cercle polaire, profitant non pas de températures estivales, mais d'une luminosité certes fraîche mais prolongée. La vie bat son plein sur les terres inondées du Nord et les oiseaux l'ont compris. Ils sont des centaines de milliers à migrer pour venir se repaître d'insectes, de poissons et de batraciens qui abondent en ces terres gelées six mois par année. Caquètements, piaillements, gazouillements, une réelle symphonie laissant sans voix la chouette qui, armée de patience, attend la nuit pour hululer.

 

L’omniprésence de notre étoile nous impacte peu, ou alors de manière positive. La clarté du soleil apporte un sentiment de sécurité supplémentaire qui parfait cette sensation de bien-être que nous offre la forêt printanière. Les bivouacs s'effectuent donc en harmonie avec le vert tendre de ces gigantesques étendues boisées du Nord. L’astre se rend également utile quand une grenouille prend notre campement pour un musée et le visite en pleine nuit (si «pleine nuit» a encore du sens dans notre situation). Farceur, le soleil aime nous sortir d'un rêve nous laissant croire à un début de matinée. Sans horloge, nous nous lèverions, reprendrions la route pour peut-être constater au premier village que l'on a été abusé. Celui qui a été si longtemps adoré, aujourd'hui m’interpelle et m'amène à ce constat: la Nature s'adapte à sa présence alors que nous, nous nous accrochons à ce rythme que l'on se dicte.

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