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Des falaises de Stevns à Ystad / 30.07.22

30-07-2022 15:55

AG

Cap Kayak,

Des falaises de Stevns à Ystad / 30.07.22

Si nous sommes arrivés dans ce club, ce n'est pas par hasard ; les pièces du puzzle se sont mises en place au cours de notre voyage et ce dès les Pays-Bas.

Après quelques navigations où les kilomètres s'additionnent entre 18 et 36, après quelques nuits en shelter ou bivouac autorisé, nous parvenons à Kastrup. Nous achevons notre dernière étape danoise à quelques dizaines de mètres au-dessous des réacteurs des avions qui frôlent la mer pour atterrir à l'aéroport de Copenhague. Là, nous sommes attendus par le président du club de kayak de Kastrup, lequel fête cette année ses 100 ans. Il s'agit peut-être du club de kayak le plus vieux du monde. Cela prend sens lorsque nous réalisons que nous sommes au Danemark, à la capitale, là où se trouve une communauté inuite depuis que les terres groenlandaises font partie du royaume danois. Voilà peut-être pourquoi la plupart des kayakistes rencontrés dans cette région utilisent des pagaies traditionnelles groenlandaises, les mêmes que les nôtres.

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Si nous sommes arrivés dans ce club, ce n'est pas par hasard ; les pièces du puzzle se sont mises en place au cours de notre voyage et ce dès les Pays-Bas. Alors en difficulté sur l'île de Texel, dans la mer des Wadden, nous avons rencontré Rick, un kayakiste néerlandais. Rick nous avait fait part de son expérience de navigation dans les îles danoises. Alors que nous nous trouvions sur Møn, île dont il nous avait vanté la beauté des falaises, nous reprenons contact pour lui faire un petit clin d'oeil. C'est alors qu'il nous propose de nous mettre en relation avec le club de kayak de Kastrup, afin de voir s'ils sont disposés à nous mettre à disposition un coin d'herbe pour notre tente. Rick contacte donc Rune, son ami danois et champion de kayak toutes catégories confondues du Danemark soit dit en passant, lequel nous met en contact avec Thomas, le président du club. Et c'est ainsi que nous débarquons à Kastrup, banlieue de Copenhague, où nous passerons finalement deux jours et demi. Thomas nous donne les clés de leur local et accès à tout ce qui s'y trouve : douche, cuisine, salle à manger, local de réparation... Nous profitons de ces installations pour redonner un peu d'éclat et de vigueur à notre matériel. Et puis, peu enclins à prendre les transports publics et profitant d'une opportunité de faire travailler nos jambes, nous nous rendons à Copenhague à pied. Cinq heures de marche, sous un soleil de plomb, et nous retrouvons en fin de journée la fraîcheur du local du club, lessivés. A la veille de notre départ, nous nous joignons à la navigation hebdomadaire de groupe. Accompagnés d'une petite dizaine de membres, nous naviguons au soleil couchant, longeant les quartiers bourgeois et les plages populaires, sous les vibrations électriques du groupe de hard rock D-A-D qui donne un concert non loin. Nous terminons par un superbe souper concocté par Thomas ; repas qui nous est offert par les membres présents.

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Le 22 juillet, nous entreprenons la traversée de l'Öresund, détroit qui sépare Copenhague de Malmö, rehaussé de son fameux pont homonyme. Nous avons eu tout loisir, et ce depuis bien des jours, de scruter ce pont, de voir se profiler à l'horizon ses piliers centraux, puis de le voir grandir au fur et à mesure de notre approche. Symbole pour nous d'accès à la Suède, il est aussi l'élément clé de l'étape que nous considérions comme la plus incertaine de notre première partie de voyage. Du moins était-ce notre croyance avant notre départ de Suisse. A l'heure où nous débutons cette traversée, l'état d'esprit est tout autre; nous l'abordons avec confiance et légèreté. Et s'il devait y avoir une charge émotionnelle, elle n'est autre que celle d'arriver – enfin – dans ce pays que nous affectionnons tant. Un constat qui met en lumière les acquis de ces quatre mois de navigation. En outre, nous bénéficions d'un trafic maritime pour ainsi dire inexistant à l'heure où nous traversons les trois chenaux commerciaux. Si nous avions déjà pris à maintes reprises ce pont, c'est la première fois que nous le voyons depuis la hauteur de l'eau et les perspectives ainsi offertes par nos kayaks sont absolument inédites.

 

Comme bien souvent, un évènement tant attendu, maintes fois imaginé, finit par se réaliser en toute évidence et simplicité. Alors nous voilà en Suède, sans éclat ni étonnement, comme si cela était tout simplement naturel. Il nous faut intellectualiser cette vérité que nous y sommes parvenus en kayaks pour nous dire que tout de même, ce n'est pas si ordinaire...

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A Skåre, petit village de pêcheurs non loin de Trelleborg, nous sommes attendus. Eva, une amie suédoise de longue date habitant en Suisse, nous a mis en contact avec sa belle-soeur, laquelle habite à quelques kilomètres de la côte. Laila et son ami Cino ont tout organisé afin de solutionner le problème inévitable que pose nos kayaks. En ce samedi de juillet, un employé de l'entreprise de Cino vient nous chercher au port avec voiture et remorque et nous amène, nous et l'ensemble de nos affaires, chez Laila. Le couple étant absent le jour de notre arrivée, nous entrons dans la maison comme s'il se fût agi de la nôtre. Assise sur le canapé, une tasse de café à la main, je regarde la pluie tomber et mesure notre chance d'être là... ainsi que toute la confiance témoignée par Laila en nous mettant à disposition sa demeure. Nous y effectuons notre première lessive du voyage. Jusqu'à présent, nous avons lavé tant bien que mal notre linge à la main, sans jamais réussir à le rendre totalement propre. Alors c'est le branle-bas de combat dans la buanderie et tout y passe. Après deux jours et demi dans la maison de Laila, nous déménageons et prenons nos quartiers dans celle de Cino, où se joignent ensuite Sebastian, son fils, Tyra et Freia, ses petites-filles ainsi que Tove, sa soeur.

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Un séjour où nous troquons sans difficulté nos matelas et sacs de couchage contre un vrai lit et des duvets, notre toilette de chat contre un sauna et une douche chaude, notre cuisine simpliste contre de délicieux repas gourmands, notre tente contre deux demeures somptueuses, notre duo contre une vie en communauté. L’îlot central de la cuisine de Cino, où toutes les générations se rassemblent et où naît une atmosphère festive, est le lieu d'échange d'expériences de vie mais aussi de traditions culinaires. Nos amis suédois nous invitent aux délices des köttbullar (boulettes de viande), du saumon grillé sauce au caviar ou encore de la saucisse de Falun, alors que nous leur préparons une soupe à la farine de Bâle. A l'heure du départ, Cino nous fait part de cette pensée des plus touchantes : « Durant ces quelques jours, vous vous êtes intégrés comme si vous faisiez partie de la famille. »

 

Frais, reposés, repus, nous reprenons la mer le 28 juillet. Une route dont l'orientation ne requière guère de carte, puisque nous longeons la côte. Mais bientôt, nous ne saurons où donner de la tête, car nous attendent à quelques deux-cents kilomètres, les archipels du comté de Blekinge... / Aline

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