








REJOIGNEZ-NOUS ET VIVEZ NOS VOYAGES AU QUOTIDIEN
CHASSEURS D'HORIZON
RACONTÉ PAR LA RTS
LAISSEZ-NOUS VOTRE E-MAIL POUR ÊTRE INFORMÉ DE NOS NOUVEAUX VOYAGES, CONFÉRENCES À VENIR ET SORTIE DE LIVRES

L'HISTOIRE D'UN TOURNAGE PAS COMME LES AUTRES
VOYAGER AU LONG COURS ET APPRENDRE À HABITER LE MONDE AUTREMENT
PARTICIPER À L'AVENTURE
Chasseurs d'horizon. Tous droits réservés. Mentions légales



QUAND CHASSEURS D'HORIZON RENCONTRE PASSES-MOI LES JUMELLES
Pour nous, voyager au long cours, c’est apprendre à ralentir.
Observer, écouter, laisser le temps faire son œuvre.
Pour Passe-moi les jumelles, filmer, c’est s’inscrire dans cette même démarche.
Prendre le temps de capter une lumière, un silence, un regard.
Raconter sans brusquer, montrer sans surligner.
Au fil des semaines passées ensemble, une évidence s’est imposée :
notre manière de voyager et leur manière de filmer s'accorde comme un reflet dans une eau dormante.
Dans cette attention portée aux détails.
Dans cette volonté de laisser la place à l’imprévu.
Dans ce regard posé sur le monde, à hauteur d’humain.
Plus qu’un reportage, cette rencontre a donné naissance à un récit partagé.
UN REGARD EXTÉRIEUR
Raconter un voyage, c’est toujours en livrer une vision.
La nôtre, façonnée par ce que nous vivons, ressentons, traversons.
Mais lorsque d’autres posent leur regard, l’histoire change de perspective.
Avec Passe-moi les jumelles, Cap Kayak s’est raconté autrement.
À travers une caméra extérieure, attentive et sensible, des détails invisibles à nos propres yeux ont émergé.
Des silences.
Des doutes.
Des instants que l’on traverse sans toujours les mesurer.
Ce regard-là ne nous appartient pas totalement.
Et c’est précisément ce qui en fait sa richesse.
Il révèle, nuance, parfois questionne.
Il donne à voir une réalité nouvelle, capturée par celles et ceux qui nous font voyager chaque vendredi depuis plus de 30 ans.
LES COULISSES DU TOURNAGE
Tout commence par un coup de téléphone.
Et, sans vraiment s’en rendre compte, on accepte de se lancer dans quelque chose qui nous dépasse.
L’envie de transmettre la réalité du cancer pédiatrique nous pousse à franchir un cap.
S'exposer.
Non pas aux intempéries, mais au quidam.
Alors que nos itinérances ont marqué jusqu'aux neiges de l'Himalaya, l’appréhension nous gagne. Sommes-nous légitimes dans notre démarche ?
Matthieu Fournier au bout du fil, le courant passe. « J'ai un projet à vous proposer, bien loin des sentiers battus de l'émission », nous dit-il.
Cela tombe bien. Le hors-piste, cela nous connaît.
Une semaine plus tard, Matthieu est dans notre studio en ville de Vevey. C’est sous les drapeaux tibétains rapportés d'un précédent voyage que les premières lignes s'écrivent.
La formule documentaire est abandonnée, Matthieu voit plus grand : Cap Kayak sera la première série de Passe-moi les jumelles.
Historique !
Nous nous retrouverons sept fois pour des tournages de 7 à 10 jours :
- À Vevey
- Sur l'Aar et la région des Trois-Lacs
- À Amsterdam
- Dans l'archipel suédois du comté de Kalmar
- Dans le golfe de Botnie et la ville de Luleå
- Dans les fjords de Norvège
- Et finalement au Cap Nord
Le concept de « prise de vues » est simple. Ne pouvant nous suivre au jour le jour, nous sommes sommairement formés au métier. Notre équipement s’enrichit de deux GoPro Hero 10, d'une Sony ZV-1 et d'un drone. Un panneau solaire alimentera les batteries… quand il fera beau.
« Salut et rendez-vous à Amsterdam ! », nous dit Matthieu.
Le projet évolue et nous louvoyons entre notre méconnaissance du métier, le manque d'informations sur nos appareils et notre envie de bien faire.
On filme, on filme et on filme…
Derrière la caméra, on doute. Est-ce que c’est exploitable ? On n’en sait rien. On n’est pas cinéastes. On est juste en train de pagayer… avec des caméras en plus.
Le matériel n'était pas adapté. Les GoPro lâchent les unes après les autres. L’humidité s’infiltre partout. Le sel ronge tout. Ce qu’on nous avait vendu comme étanche ne l’est plus depuis longtemps.
Aline offre du matériel aux poissons…
Ne pouvant assurer un travail qualitatif, on opte pour le quantitatif. « Il y aura assurément du bon dans tout ça ! » devient notre nouveau credo, nous permettant de retrouver le sommeil.
Et dire qu’habituellement, ce sont les tempêtes, les bêtes sauvages et les hommes qui troublent notre sommeil.
Trop, beaucoup trop !
Le visionnage de la première série de rushes prend des jours entiers à l'équipe composée de Matthieu et Tim. Matthieu nous dira : « Tellement d'images visionnées, je rêve de vous la nuit en train de pagayer ! »
Bien que nous naviguions déjà en mer, la série n'est encore qu'une esquisse dans la tête de Matthieu. Créatif, ses idées changent plus vite que la météo en bord de mer.
Nous sommes perdus dans un océan d'idées et nous allons nous noyer. Il nous faut au moins un phare.
On lance notre SOS.
Le message passe. Le tir est rectifié. On apprend, eux aussi. Les sujets à filmer sont discutés. Notre approche de l'itinérance est mieux comprise par la RTS.
La série a bien failli ne jamais voir le jour.
À Amsterdam, Matthieu n'est pas là.
Pour la première fois, il manque à l’appel. Une chute en parapente. On le retrouve sur un lit d’hôpital, à distance, par visioconférence.
Le projet continue… mais quelque chose a changé.
Nous évoluons dans un environnement extrême et porter une caméra ne le rend pas moins dangereux.
Proche du cercle polaire, alors que le thermomètre annonce -30 °C, l'équipe de Passe-moi les jumelles tourne la dernière scène de la semaine : le montage du bivouac sur les glaces de la mer Baltique. Le soleil se couche, on s'embrasse et Tim fait vrombir leur motoneige. Ils disparaissent dans une nuit en devenir… et se perdent.
Les années de tournage passent et notre amitié grandit. Sur la route, les masques ne tiennent pas. Le vent les arrache.
On avance comme on est.
Les anniversaires sont fêtés sans caméras. Parce qu’il y a le tournage… et il y a la vie.
Cap Kayak est ce qu'il est grâce, ou à cause, de la série.
Le tournage est l'une des facettes de notre itinérance. De la perte à l'accomplissement.
Filmer, c'est se projeter, quitter le moment présent pour offrir une expérience, un ressenti, une vision. Peut-être initier un changement ?
La série était prévue pour le web.
Puis vient une réponse de la programmation.
« Cela fait vingt ans que j’attends une réalisation comme Cap Kayak ! »
À partir de là, tout bascule.
Le web devient télévision.
RTS 1.
Six vendredis.
Et une philosophie de vie qui sort de l’ombre…




















DEUX OBJECTIFS, UN MÊME ENGAGEMENT
Cap Kayak est né d’une double volonté.
Celle de sensibiliser à une réalité souvent invisible : le cancer pédiatrique.
Et celle de partager une autre manière d'habiter le monde : plus lente, plus proche de la Nature, plus attentive au monde.
Deux intentions qui pourraient sembler différentes, mais qui, sur la route, n’en forment qu’une.
Prendre le temps de voyager autrement, c’est aussi prendre le temps de voir, de comprendre, de ressentir.
Et c’est dans cette attention portée au monde que naît l’envie de s’engager.
Sensibiliser.
Partager.
Deux élans portés par un même mouvement : celui d’habiter la Terre avec conscience.
À L'ÉCRAN
La série Cap Kayak, composée de 11 épisodes a été diffusée sur RTS 1 du 8 mai au 12 juin 2026.
Elle est actuellement disponible sur Play RTS.