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De Norderney à Kiel 2/2 / 20.06.2022

25-06-2022 10:00

AG

Cap Kayak,

De Norderney à Kiel 2/2 / 20.06.2022

Nous devons traverser trois fleuves empruntés par les porte-containers et autres bateaux commerciaux : la Jade, la Weser et l'Elbe. Une valse à trois temps...

Nous devons traverser trois fleuves empruntés par les porte-containers et autres bateaux commerciaux : la Jade, la Weser et l'Elbe. Une valse à trois temps, bien plus calme que le tango dépeint par de nombreuses personnes. Les chenaux réservés aux cargos sont larges de 700 mètres environ ; une distance parcourue à la vitesse du sprint. Les fenêtres disponibles sont pléthores et les bateaux relativement peu nombreux. Il semble qu'actuellement le trafic soit perturbé par un chamboulement de la chaîne d'approvisionnement lié au lockdown de Shangai. Ce dernier ayant été levé, de nombreux - trop nombreux- bateaux ont pu quitter le port et attendent de déverser leur contenu en Europe. Or certains des ports allemands sont saturés et ne peuvent recevoir plus de marchandises. Les bateaux attendent donc au large qu'une place se libère.

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Après avoir traversé la Weser, nous atteignons Bremerhaven en soirée, sous des lumières orageuses, entourés de phoques et d'un arc-en-ciel. Une arrivée des plus spectaculaires, d'autant plus que l'issue de cette navigation était incertaine. Bloqués plus d'une heure devant un couloir à sec, il nous a fallu attendre que la marée monte pour pouvoir le pratiquer. Un contretemps mettant en doute le fait de pouvoir atteindre notre objectif avant que le courant ne change de direction... A Bremerhaven, les ports de plaisance, lovés derrières des écluses, nous sont inaccessibles en raison de l'heure tardive. Il ne nous reste d'autre choix que de nous aventurer sur la rivière qui traverse la ville. En plein coeur de celle-ci, nous trouvons un ponton destiné aux bateaux visiteurs, en face d'une zone militaire. Avec une pointe d'audace nous y installons notre tente alors que le soleil se couche. A notre étonnement, la plupart des badauds passant sur la rive nous saluent avec gentillesse et enthousiasme.

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Cette rivière, la Geeste, mène sinueusement au canal Hadelner dont nous avaient parlé Irena et Volker. C'est avec légèreté que nous l'empruntons, quatre jours durant, appréciant oh combien la facilité de cette navigation, la possibilité de lever l'ancre à l'heure souhaitée et l'absence d'estran. Alors qu'une quinzaine de kilomètres nous séparent de la fin du canal, un kayak nous rattrape discrètement. En jeans et chemise, Heinz est un kayakiste chevronné puisqu'il compte 40'000 km à son actif. Il fait le trajet de sa maison jusqu'à Otterndorf, aller-retour, trois fois par semaine. Heinz est un homme émérite puisqu'il compte plus de 80 printemps à son actif... Il nous accompagne jusqu'à l'écluse de fin de parcours non sans freiner ses ardeurs pour respecter notre rythme. Une fois arrivés vers l'écluse, celle-ci étant en rénovation depuis quatre ans, nous devons accoster à un ponton et sortir les bateaux. Sous nos regards ébahis, Heinz extrait son bateau de l'eau et le dépose sur le ponton, telle une plume. Puis, en gentleman, il vient nous aider et prend ma place dans la manipulation de nos embarcations. Informé de notre intention de trouver un lieu de bivouac, il prend son téléphone portable et organise avec le maître de port de Otterndorf la suite de notre programme. Un transport est prévu en début d'après-midi pour nous amener à un lieu de bivouac ; entre temps Heinz nous invite à son bistro habituel. Lutz, le hafenmeister, qui a été cherché tout exprès voiture et remorque, nous rejoint. Nous chargeons notre équipement et Lutz l'amène au port, là où nous pouvons discrètement et gracieusement poser la tente pour la nuit. Nos bateaux sont à l'eau, prêts à prendre la mer le lendemain ; Lutz et Heinz établissent même la planification de notre future navigation. Je ne peux m'empêcher de dire à Heinz, la voix pleine d'admiration et de respect, que j'espère avoir la même santé physique que lui à son âge. Selon lui, la clé de ce succès, au-delà du facteur chance, est une activité physique quotidienne d'au moins trente minutes, et ce même lorsqu'il était en mission de plusieurs mois sur les bateaux de fret. Au soir, nous étudions, non sans une certaine appréhension, le passage des porte-containers sur l'Elbe. Certains paraissent véritablement énormes...

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Dernière navigation dans la mer des Wadden. Nous nous élançons dans le courant de l'Elbe et réalisons rapidement qu'il est plus fort qu'annoncé ; sans pagayer nous faisons du 6 km/h. Le comble est que nous devons « rétro-pagayer » pour ne pas arriver trop tôt à l'écluse de Brundsbüttel, là où nous devrons, en pleine eau et sans point d'amarrage, attendre durant un temps indéterminé que l'accès à l'écluse nous soit autorisé. Notre objectif était d'y arriver alors que le courant était au plus faible, entre deux marées. Arriver trop tôt et cette pause se révélera être une lutte de tous les efforts. Avant d'atteindre l'écluse, il nous faut traverser le chenal, passer d'une bouée verte à une bouée rouge. Les monstres flottant se sont faits rares durant notre navigation mais au moment de traverser, deux porte-containers se profilent derrière nous. Nous laissons passer le premier, puis attendons le deuxième, qui finalement change de cap. Alors nous pagayons de toutes nos forces en direction d'un petit groupe de voiliers qui eux déjà attendent leur tour à l'écluse. A peine les rejoignons-nous que la lumière blanche de la tour lumineuse de l'écluse clignote, signifiant que les bateaux de plaisance peuvent se préparer à y entrer. Ainsi nous voilà dans l'écluse, amarrés devant un bateau suédois, annonciateur de ce qui nous attend à l'autre bout du canal : la Scandinavie...ou presque.

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C'est avec une réelle joie que nous entrons dans le canal de Kiel. Ca y est ; nous avons persévéré et sommes arrivés au bout des Wadden, contre vents et marées. D'une longueur de 98 kilomètres, le canal sectionne la péninsule du Jutland et nous amène à la mer Baltique. Pagayer aux côtés des cargos est plus motivant que paralysant. Notre séjour d'un mois sur le porte-containers de la CMA-CGM en 2013 nous offre un regard curieux, complice peut-être, voire un brin nostalgique. A l'autre bout du canal se trouve l'écluse de Kiel-Holtenau. Là, nous devons payer notre parcours, 6 euros par bateau. Sur la caisse de péage, une section spécifique nous concerne : les « muscle powered boats ». Nous attendons plus d'une heure et demie qu'enfin vienne notre tour, sous la pluie, en compagnie d'une vingtaine de voiliers et bateaux à moteur. Le couple de l'un d'entre eux nous offre un café, alors que secrètement j'en rêvais... C'est en fin d'après-midi que nous donnons nos premiers coups de pagaie dans l'eau claire et turquoise de la mer Baltique parmi les innombrables méduses. Le hafenmeister du port de Stickenhorn accepte que nous y installions notre campement. Alors que nous montons la tente, mon oreille est attirée par une langue familière. Soizic, Thomas et Titouan, une famille française voyageant à bord de leur voilier, nous avaient repérés lors de l'éclusage. Ils nous invitent à leur bord pour passer la soirée et partager avec eux le repas célébrant l'arrivée en mer Baltique. Comme il est bon de pouvoir converser en français ! Le jour suivant, nous restons au port. Auriane, une Française expatriée au Danemark, kayakiste navigant elle aussi sur un Plasmor, nous fait l'honneur d'une visite. Avec elle, un choix de romans francophones que nous échangeons contre les nôtres. Avec elle, des conseils de navigation dans la région et de quoi égayer nos repas de bivouac. Venant de la ville de Lego, elle a même trouvé des petits personnages à notre effigie. La soirée, nous la passons à nouveau à bord du Waterman, en compagnie de Soizic et Thomas, tout comme le café du lendemain matin, avant de reprendre notre route émeraude.

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